Club 89 Touraine

 

 

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Rôle de l’école dans l’insertion des jeunes

en difficulté

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 Ce texte est issu d'une réflexion commune  au niveau national

 

Spécificité et missions de l’école obligatoire:

 

* La formation morale et civique:

 

L’éducation morale devra intégrer de nouveaux faits tels que la présence dans les classes d’enfants de civilisations différentes de la nôtre ou issus de familles déstructurées.

La formation civique devra être placée au premier plan de la formation morale afin de consolider notre démocratie. On peut utiliser la notion (et le terme) d’«éthique» fondée sur les Droits de l’Homme et les Devoirs de l’Homme en société.

Cette formation doit permettre de sortir de la société d'assistance, et de démission en donnant aux enfants le goût de l’effort, en se fondant sur l’éducation de la volonté, en rappelant les valeurs humaines et en insistant sur les relations sociales courantes, objectifs qui seront remis à l’honneur.

Cette formation morale ne doit pas faire l’objet de leçons, mais elle doit être présente toujours et partout.  Les adultes et les Elus doivent donner l'exemple du civisme.

 Les maîtres devraient être formés à la transmission de ces comportements.

 

 

*Le socle des connaissances et des compétences:

 

Lecture, écriture, arithmétique, expressions orale et écrite, logique, mémoire sont les bases incontournables de la scolarité. Mais Histoire et Géographie ne sont pas moins importantes. Elles sont le socle sur lequel se construit la Nation et constituent linstrument dinsertion des populations immigrées et linstrument daccès à la citoyenneté pour tous les Français.

Les bases de connaissances doivent être simples à l'école élémentaire.

 

 

*Dégagement des élites:

 

 

L’école doit rechercher les meilleurs dans tous les domaines en récompensant les efforts et le mérite des élèves dans les manifestations de toutes leurs aptitudes..

C'est par la pratique insidieuse et dogmatique d’un égalitarisme formel (sectorisation de tous les établissements, classes hétérogènes, pédagogie uniforme) que l'école refoule et marginalise les enfants en difficulté (dans tous les domaines) issus des familles défavorisées, et génère ainsi léchec  et la violence.

 

 

Il faut arrêter de penser que nous sommes tous égaux. Il est utile et nécessaire de médiatiser que tous les métiers manuels ou intellectuels sont valables et de travailler à la reconnaissance des travaux manuels journaliers afin qu’ils soient tous source d’existence normale (rémunération permettant de vivre et non de survivre). Pour ce faire il faut revoir les allocations chômage, dans leurs montants et dans leurs durées. Celui qui travaille doit impérativement gagner plus que celui qui ne fait rien. Il est obligatoire d’avoir au plan national un observatoire de l’emploi, des métiers, de leurs évolutions et de leur pertinence à 10 ou 20 ans. Erreur à ne plus reproduire (numerus clausus des médecins et des infirmiers….).Erreur que nous effectuons actuellement, en engorgeant les universités d’étudiants en DROIT ou PSYCHO qui seront sans aucun débouché et qui alimenteront le flot de bac +3, +4, +5 qui se retrouvent « caissiers à Super U » pour pouvoir manger. Ces jeunes sont déçus car ils pensaient qu’en faisant des années d’étude ils gagneraient nécessairement beaucoup d’argent ???? Cette déception est énorme et ancrée très profondément et pour longtemps dans leur tête, ils deviennent des révoltés contre la société    et les patrons employeurs.

Il faut aussi cesser de penser et de dire aux étudiants qu’ils valent XXXXX Euros parce qu’ils font des études longues. Seul le marché de l’offre et de l’emploi ainsi que la compétence fixent le prix à payer et rien d’autre.

 

 

·       La nécessaire révolution pédagogique:

 

 Les enseignants doivent renoncer au postulat commode de l’identité de tous les esprits d’enfant, accepter la différence d’approche des notions par les garçons et par les filles, et plus encore par les différentes formes d’intelligence, accepter la diversité des vitesses et des rythmes, et mettre en place dès l’école élémentaire des pédagogies différenciées qui prennent en compte toutes ces différences. Il faut redonner aux enfants la motivation, c'est-à-dire l’envie et le bonheur d’aller à l’école, et aussi la confiance en soi qui manque à beaucoup.

Il faut remplacer l’égalité par l’équité et par le respect de chaque personnalité.

 Pour cela il n’est pas utile de mettre plus d’enseignants mais des enseignants mieux, voire simplement, formés et attentifs aux divers comportements..

 

 

Place et rôle de l’école élémentaire et du collège dans le système éducatif:

 

          *L’entrée en 6e:

 

L'évaluation des connaissances réalisée en 6e devrait l'être en CM2 et permettrait de reporter l'entrée en 6e des enfants qui ne savent pas lire (la lecture ne pouvant pas être pour eux l’instrument privilégié d’acquisition du savoir qu’elle doit être),de ceux qui, immigrés, ont pris «le train en marche» et n’ont pas de ce fait accompli une scolarité normale et qui, de plus ne possède pas suffisamment le français,et de ceux enfin dont les résultats scolaires font apparaître une scolarité anormale dans son déroulement, son efficacité et ses acquisitions.

Il faut trouver des solutions qui permettront à ce dernier groupe de s’insérer dans la société. Ces solutions, d’une grande diversité, appartiennent souvent plus à l’ordre sociétal qu’à l’ordre scolaire.

 

            *Le collège et la vie professionnelle:

 

Un enseignement en alternance dès la «4ème» permettrait aux adolescents en difficulté sur le plan verbo-conceptuel de mettre en valeur des compétences autres que celles (trop abstraites) demandées au Collège, grâce à des méthodes plus concrètes (observation, manipulation, construction).

Mais il faut créer de nombreuses «passerelles» tout au long de la scolarité obligatoire.

 

L’éducation du comportement et des aptitudes est valable à tous les niveaux de l’enseignement et en particulier au collège car elle prépare l’entrée dans la vie active.

Il faut recenser les métiers artisanaux, et les postes dans l’industrie, qui manquent de main d’œuvre, et qu’une information soit donnée à leur propos dans les collèges à tous les élèves: des campagnes de revalorisation des métiers sont devenues un réel besoin de la nation. Revaloriser les métiers et les faire connaître soit sous l’angle de l’objet bien fait dont on est fier, soit sous l’angle du profit ou du rapport financier que celui-ci engendre. Il ne faut pas négliger tous les aspects, surtout à notre époque où la vocation perd le pas sur le profit immédiat.

 Il faut casser les images négatives et marxistes qui dévalorisent les entreprises avec leurs chefs, telles que :«les entreprises sont aux mains des exploiteurs » ou encore «les métiers manuels sont sales». Il faut que l’école obligatoire forme des têtes bien faites capables dapprendre un métier.

La scolarité pourrait être ramenée de 16 à14 ans à la suite de tests d'aptitudes sérieux, avec report du temps de scolarité temporairement suspendue sur une action ultérieure de formation ou de remise à niveau.

 

 

              *Un nouveau collège: «  Le collège pluriel » :

 

Il faut remplacer le collège unique par une école obligatoire jusqu’à seize ans, mais qui, à partir de quatorze ans, comporterait des orientations différentes en fonction des aptitudes.

Mais comme les élèves ont des aptitudes différentes la réponse est le Collège Pluriel.

Ce Collège pluriel que nous proposons, sera un collège de toutes les formes d'intelligences.

 

Actuellement, ce n'est pas, en réalité, un collège unique que nous connaissons mais une pédagogie unique au service d'un élève abstrait, l'élève standard, et qui de ce fait ne correspond pas aux attentes de la majorité des enfants et des familles.

L’école doit permettre à n'importe quel enfant, en raison de ses capacités propres, d'arriver au plus grand épanouissement social et professionnel possibles. Il ne faut ni rafistoler le collège actuel ni conserver une pédagogie qui exclut. La crise actuelle du collège est une occasion de fonder l'institution scolaire sur autre chose que l'échec et l'exclusion, bien que cette position soit dérangeante pour les enseignants conservateurs, c'est-à-dire la majorité d’entre eux.

Dans ce Collège Pluriel, il faut pratiquer une pédagogie différenciée. Collège républicain certes, mais où il est nécessaire que les enseignants imaginent une diversité d’approches pédagogiques adaptées aux dons, aux possibilités, et aux voies d’accès aux concepts des enfants,  dans un cadre rigoureux assorti d’une évaluation des résultats. Il ne devra plus y avoir de pédagogie unique.

Le Collège Pluriel (C’est ainsi que nous nommerons désormais le type de Collège que nous proposons) doit offrir des réponses évolutives, adaptées à des enfants qui ont des aptitudes et des possibilités différentes mais évolutives. Le Collège Pluriel évitera les clivages sociaux précoces, c'est-à-dire au moment où la personnalité de chaque adolescent se forme pour la vie entière. On peut rassembler les enfants pour des activités qui ne nécessitent pas des connaissances particulières qui les rapprochent autour d'un projet ( sport, musique, chant, dessin, travaux manuels…) car le Collège Pluriel doit aussi être l’ instrument institutionnel proposant des moments de rassemblement et mêlant tous les types d’élèves. C’est l’harmonie de la société de demain qui est l’enjeu de l’affaire.

 

Notre responsabilité est grande sur le plan de la cohésion sociale et le collège pour tous est le seul moyen dont nous disposions actuellement pour ne pas créer des classes sociales dès l’enfance et donc alimenter le fantasme de la lutte des classes.

La principale mission du Collège est de «cultiver» un enfant pour récupérer demain un citoyen libre et responsable, un adulte accomplissant son travail dans la société avec dignité et compétence. L’enfant doit être acteur de sa vie ; de son courage dépend sa destinée. «Si on veut, on peut» .

 

 

 

            *Quel minimum enseigner au collège?

 

Le collège doit enseigner au moins l'essentiel, aussi bien dans le domaine des connaissances que dans celui des compétences..

Dans ce domaine, citons, sans prétention d’exhaustivité, et à titre d’exemples :

-- avoir acquis des méthodes de travail

-- avoir pris l’habitude de travailler et de fixer son attention pendant une certaine durée et pouvoir supporter un effort physique et intellectuel.

-- avoir acquis le sens de la rigueur

-- avoir acquis une bonne connaissance du français oral et écrit, indispensable à toutes les matières…

- avoir acquis l'appétit du savoir et  l'intérêt pour les matières enseignées.

Ces compétences permettront aux jeunes de réussir à l'école mais aussi de réussir leur entrée dans la vie active.

 

 

            * Organisation du Collège pluriel:

La conception du Collège Pluriel tel que nous le définissons devrait faire l'objet d'une expérimentation avant sa généralisation.

 

En sixième et cinquième  seront mises en place des classes indifférenciées  avec des programmes «pratiques» formant un cycle cohérent  en particulier dans les domaines de :

_La physique

_Des sciences naturelles

_De l’éducation civique

_Des travaux manuels (dont travaux ménagers et économie domestique).

_De l’économie, des entreprises, de l’organisation de la société.

On pourrait ainsi éviter le découragement des élèves «pratiques» et l’enfermement dans l’abstrait des élèves «théoriques».

 

En fin de cinquième on procéderait à l’évaluation des aptitudes des élèves selon trois groupes :

_groupe 1 : élèves orientés vers un apprentissage en alternance

_groupe 2 : élèves aux aptitudes pratiques

_groupe 3 : élèves aux aptitudes abstraites

Cette évaluation permettrait lorganisation et la mise en place de programmes pour les classes de 4e et de 3e.

 

L’organisation de ces classes de 4ème et 3ème serait la suivante :

La moitié du temps : tous les élèves des groupes 2 et 3, regroupés, recevraient une culture générale de base.

L’autre moitié du temps le groupe 2 approfondirait les programmes «pratiques» de 6ème et de 5ème. Le groupe 3 recevrait un enseignement plus abstrait les préparant à l’entrée au lycée.

 

De nombreuses passerelles assureront la souplesse et l’équité du système.

S’il y a hétérogénéité des savoirs à la fin du 1er cycle, il y a surtout hétérogénéité des aptitudes et des comportements des élèves.

Il doit y avoir en conséquence hétérogénéité des démarches pédagogiques. Tous les individus ne sont pas identiques. On pourrait donc valablement maintenir les élèves en difficulté scolaire une ou deux années de plus au collège pour peaufiner leurs connaissances et leurs compétences, à condition que les structures d’accueil répondent authentiquement à cette nécessité.

 

La taille des établissements est aussi très importante. Il faut éviter l’anonymat dû à un trop grand nombre d’élèves et de professeurs et la constitution de groupes importants de personnes, ce qui favorise l'agressivité et le désordre.

 

Cependant il faut avant tout éviter la concentration de logements sociaux. Et pour ne pas construire de nouvelles écoles dans les cités, on pourrait envisager des transports d’élèves en car vers des quartiers (ou secteurs) qui se dépeuplent pour éviter la concentration dans les quartiers difficiles et afin de rendre concrète la mixité sociale à l'école.

 

La fonction sociétale et fusionnelle du Collège

Elle sera obtenue par des activités communes à tous les enfants:

            En constituant des équipes éducatives : chaque équipe serait constituée de telle sorte qu’elle comprenne tous les types d’adultes qui travaillent dans l’établissement et prenne en charge des groupes restreints d’enfants, ce qui nécessite un travail en groupe et un travail extrascolaire.

Le directeur, qui aurait reçu une formation spécifique, serait responsable et animateur des équipes.

            En organisant l’apprentissage du Français dans les cités. Nous devons faire découvrir et apprécier notre langue et notre culture dans le but d’une meilleure intégration et non pas faciliter et encourager le regroupement communautariste.

 

            En recrutant des éducateurs formés ainsi que des surveillants exerçant une réelle autorité et dispensant une réelle éducation.

 

 

            *La pédagogie du Collège Pluriel:

 

 

Il faut prendre en compte la diversité des enfants. Il y a une aberration complète à scolariser ensemble toute une classe d’âge hétérogène et à lui appliquer une pédagogie abstraite qui ne convient qu’à 20% des élèves. On considère à tort qu’il y a des degrés d’intelligence, mais en réalité il n’y a que des différences  de voies d’accès aux concepts. C’est une notion qu’il faut admettre et c’est sur elle qu’il faut fonder la pratique pédagogique.

Les enfants arrivent à l'école avec un trésor d'aptitudes, de possibilités, de potentialités, de talents latents et l’institution, qui ne connaît que le plus petit commun dénominateur, redoute et casse toutes ces possibilités qui n’entrent pas dans son schéma réducteur; elle laisse donc dépérir tout ce qui n’entre pas dans son projet intellectualiste simpliste.

L’école devient par ce procédé très simple une machine à exclure et à fabriquer des cancres.

Il faut donc détecter, sans les hiérarchiser,  toutes les aptitudes qui évoluent avec l’âge. Il ne faut cataloguer les enfants sous aucun prétexte. Il y a chez l'enfant une volonté naturelle de réussir et il est criminel de la briser.

On ne prend pas suffisamment en compte la culture initiale dans laquelle baignent, ou ont baigné les enfants. La culture africaine n’est pas identique à la culture occidentale. L’évolution naturelle de deux enfants est différente en fonction des ethnies d’origine. De la même manière, les valeurs de référence sont différentes d’un milieu pauvre culturellement à un milieu culturellement riche.

Il est indispensable d’utiliser des pratiques pédagogiques diversifiées qui puissent prendre en compte toutes les formes d’esprit, d’intelligence, et toute la diversité des cheminements intellectuels. On a pour le confort des conservateurs intellectuels, transformé les différences de nature en différences de niveaux.

Des travaux pratiques qui intéressent les élèves sont indispensables (faire des montages, des expériences…) avec une certaine technicité. Que les élèves aient ainsi l’impression de rentrer dans un monde concret, qu’on fasse enfin quelque chose ! Un monde enfin où l’on puisse créer. Il faut remettre l’enseignement manuel en vigueur à tous les niveaux pour ne pas faire perdre le goût du travail manuel aux jeunes adolescents et surtout la capacité à créer, à réaliser avec la forte motivation qu’elle développe.

Le soutien scolaire, par son organisation, marginalise les enfants et permet à l’Education Nationale de ne pas remettre en cause son système d’apprentissage. On devrait instaurer, après les cours, des études pour ceux qui n'ont pas la possibilité de travailler chez eux et des groupes de soutien pour ceux qui en ont besoin.

L’école doit devenir le premier lieu de réussite de l’enfant, à sa vitesse, avec ses moyens, et avec son histoire, car chacun a une vitesse d’assimilation différente.

La relation maître élève n’existe que par le contact disciplinaire et rarement dans d’autres situations. On ne donne pas aux professeurs la possibilité d’heures de présence dans l’établissement où ils pourraient avoir des contacts personnels avec les élèves en dehors des heures de cours (aide aux devoirs, conversation sur les difficultés éprouvées…).

Il faut remplacer l’actuel dispositif des horaires des enseignants par une «mise à disposition» de ceux-ci au Chef d’établissement.

Dans certains collèges recevant des élèves issus de familles incapables de les aider on pourrait créer des études surveillées où les jeunes travailleraient en toute quiétude et bénéficieraient d’une aide compétente.

 

La qualité de l'enseignement passe obligatoirement par celle des enseignants et dépend directement de leur investissement personnel et de leur engagement.

Il est impératif, pour l’équilibre d’un établissement de ne pas dépasser un certain seuil d'élèves en difficulté.

Tous les enfants ont droit au  respect de tous leurs aspects. Ils ont donc tous droit, et c’est une forme de ce respect, à une pédagogie adaptée. C’est l’égalité en dignité de tous.

Les enfants ont besoin d'avoir une image positive d'eux-mêmes, de retrouver leur propre estime et d’avoir confiance en eux. Ils demandent à être respectés. S’ils sont maltraités ils se révoltent. Ils veulent que tous, adultes et enfants respectent les règles.

 

Les enfants issus de l’immigration:

 

 

En traitant les problèmes posés par l'immigration avec des moyens adéquats et en la jugulant par des mesures dissuasives on fera acte humanitaire et on résoudra l'échec scolaire et la délinquance d'une façon plus efficace que par la coercition.

Non francophones, non scolarisés dans leurs pays d'origine, ayant vécu en toute liberté, les enfants issus de l’immigration ont des difficultés à s'adapter à l’école française. Les classes d'initiation au français qui existent pour les enfants ayant l’âge du CE2, du CM ou du Collège sont souvent très éloignées du domicile des élèves  et dans ce cas ceux-ci ne les fréquentent pas. Il faut donc multiplier ces classes au niveau CE2, CM et Collège (une classe par groupe scolaire et une -ou plusieurs- par collège dans les zones sensibles) et dans les communes à forte densité d'immigrés primo arrivants.

Ces classes ne devraient pas avoir un effectif supérieur à 10 à 12 élèves pour que l’enseignement qui y est dispensé soit profitable.

Pour faciliter leur intégration il faut supprimer les enseignements communautaristes de langues soi-disant maternelles.

Ces classes doivent toutes avoir pour objectifs :

          * l'apprentissage d'un vocabulaire et des structures de base de la langue qui permettront une intégration dans les classes normales du CE2 au Collège (au maximum à l’issue d’une année).

          * une adaptation à notre culture tendant à inculquer aux enfants les règles d'hygiène, les règles civiques…

Les jeunes enfants de la Maternelle au CE1 peuvent, eux, être intégrés directement dans les classes normales à condition que leur nombre par classe soit réduit afin de ne pas retarder les autres élèves.

Il faut que les classes évoquées ci-dessus soient rattachées aux services ministériels de l’intégration :  postes à créer, moyens pédagogiques, labos de langue, formation des maîtres. Mais ce Ministère aurait aussi en charge : le logement, l’emploi, l’apprentissage du français par les adultes immigrés, leur formation professionnelle, leur formation civique, leur santé, leur hygiène…

 

On ne peut pas laisser des communautés vivre en marge de notre société républicaine

Des associations de prévention de ce phénomène agissent déjà dans les quartiers concernés mais il faut développer leur collaboration avec les écoles et les enseignants.

Certains enfants ne resteront pas un an dans le même établissement. Les parents ne sont pas en France et les enfants changent régulièrement de famille d'accueil et donc d'école. La rotation est de l'ordre d'un trimestre. Il doit être tenu compte de ce phénomène.

Les enseignants qui n'imaginent pas les problèmes auxquels se heurtent les enfants qui arrivent dans notre pays les traitent à tort comme les autres.

Les associations de prévention doivent aider à structurer les enfants mais aussi les familles immigrées.

Les «femmes relais» sont une des solutions mises en place par ces associations.

Il est important de créer ces liens entre un adulte référent, les familles et les enfants. Il faut lutter contre l'absentéisme si l'on veut que les enfants s'intègrent. Des familles "marraines" pourraient les aider à retrouver un cadre qui leur permette de trouver des repères.

L'école ne peut pas résoudre tous les problèmes; leur résolution devrait dépendre de missions spécifiques du Ministère de l'Intégration où les assistantes sociales conseilleraient toute famille et tout enfant mettant le pied sur le sol français. Les politiques ne doivent pas avoir une attitude électoraliste et démagogique. Ils doivent avoir le courage de tenir un discours qui aidera à la prise de conscience du public. Il faudra qu'ils réconcilient l'école de la République avec la Nation et ce ne sera pas facile. Ils doivent mettre les parents devant leurs responsabilités (car ils ont un grand rôle à jouer) et inciter les enseignants à plus d'ouverture.

 

 

 

Formation des enseignants:

 

Les stagiaires recevront une information sur les modes de vie et les mentalités des peuples qui fournissent une grande part de l'immigration en France.

Les stagiaires apprendront :

          ° à organiser leur classe en fonction des aptitudes et des niveaux de connaissances de leurs élèves afin qu'ils prennent en compte les différentes sortes d'intelligences de ceux-ci.

          °à utiliser, comme seule pédagogie une pédagogie concrète, et à décloisonner leur classe en groupes temporaires d'adaptation ou d'approfondissement tout en faisant des leçons ou des cours pour tous.

          °à pratiquer une «pédagogie de la réussite» et non de l'échec en réalisant un examen des résultats obtenus avec une attitude positive afin de valoriser les talents et donner du sens à ce qu'on fait à l'école.

Par une bonne connaissance des milieux, il faudra leur montrer comment faire face aux problèmes que leur poseront les jeunes en difficulté.

 

Les postes difficiles devraient être tenus par des enseignants expérimentés qui bénéficieraient de points pour la retraite et de primes supplémentaires attribués en fonction des résultats obtenus et non par des jeunes inexpérimentés que l’on conduit parfois ainsi à l’aigreur, à la maladie, à la dépression voire au suicide…

L’école ne peut pas se permettre de négocier avec chaque enfant son adhésion au savoir, celui-ci n’étant pas négociable, mais dans le contexte actuel elle doit cependant, accompagner chacun dans la découverte et la construction de soi par le savoir.

Il faut former les enseignants à la relation et à la communication pour qu'ils connaissent moins de difficultés avec tous les types de parents, pour qu'ils prennent en compte leurs problèmes, mais aussi qu'ils sachent faire preuve de souplesse et de fermeté dans l'intérêt des enfants

 

 

Les Parents

 

La relation éducative doit être partagée avec les familles, et elle l’est par nature. Il faut donc que tous les adultes concernés respectent des règles bien définies et acceptées de tous. L'enfant a besoin de tuteurs. Le maître n'y suffira pas si les familles se refusent elles mêmes à ces exigences

Un tel contrat contribuera à aider les parents à retrouver leur autorité morale s'ils l'ont perdue, et les responsabilisera.

Il faut créer des moments de vie et de partage, des rencontres autres que les réunions parents-enseignants traditionnelles, pour créer des liens. Dès que les enfants vont à l'école, parents et enseignants sont des co-éducateurs mais si les parents restent responsables de la première éducation, ils doivent soutenir les enseignants et non les dénigrer ou les agresser.

L'école ne doit pas être un monde clos. L'écoute est essentielle et permet de régler bien des problèmes. Pour cela les horaires de services de professeurs volontaires pour la liaison avec les familles devraient être revus dans ce sens : c'est-à-dire que le temps imparti à cette tâche serait imputé sur leur temps de présence dans l’établissement afin que leur vie privée soit préservée.

Les parents immigrés ne doivent pas être laissés pour compte. Toute ségrégation débouche sur l'hostilité. Il faut impérativement apprendre le français à ces parents.

Il faut provoquer des rencontres individuelles pour parler de leur enfant mais aussi d'eux-mêmes. Il faut les intégrer dans la vie de l'école . On leur proposera des visites (avec interprète si nécessaire) des lieux utiles de la commune et on en profitera pour leur expliquer le fonctionnement de la mairie, du commissariat, de l'école, du collège......c’est une méthode concrète d'initiation à la citoyenneté. Ces visites pourraient être organisées avec leurs enfants ce qui lierait le groupe enseignants-parents-élèves (le temps de ces visites serait pris sur le temps de présence des enseignants).

Les parents devraient être sollicités pour présenter leur métier, pour faire visiter leur entreprise, répondre aux questions . Ces visites concerneraient les élèves avec leurs parents et permettraient de les motiver pour des métiers mal connus deux.

Ils prendraient conscience de la nécessité de connaissances spécifiques, de compétences utiles. Cela permettrait d'ouvrir l'école sur le monde du travail, susciterait des vocations et ferait participer des parents en les mettant dans une situation positive et valorisante.

Des parents devraient être partenaires pour des activités péri-scolaires (ateliers du samedi, langues, informatique.....) en fonction de leurs talents ce qui les valoriserait également et donnerait un cadre concret à leur action. Ces activités pourraient être organisées à linitiative des enseignants ou des municipalités. En tout état de cause la participation des parents ne doit pas être politisée.

Les parents doivent comprendre ce que leurs enfants font à l'école.

Il est enfin du rôle des enseignants de restaurer le statut de la culture nationale auprès de parents qui sont   passés trop souvent, vis à vis delle, de lignorance à lindifférence puis au mépris.

Des réunions débats dans les écoles animées par un pédiatre, un psychologue, un animateur de quartier.....en présence des parents et des enseignants transformeraient l'établissement en lieu de vie

 

 

Il est enfin urgent dutiliser la TV pour éduquer les parents par des flashs aux heures de grande écoute (juste après le journal du soir) qui concrétiseraient par des exemples ce qu'il convient de faire et aussi de ne pas faire.

 

Il faut aussi revoir la multitude d’aides et de financements croisés qui fleurissent dans les zones défavorisées, et qui sont gaspillés. En effet ce sont toujours les organisations les mieux structurées pour recevoir les subventions qui récupèrent la majorité des sommes distribuées. Les projets sont montés pour dépenser l’argent alloué alors que l’on devrait être dans la démarche inverse, c’est à dire construire un vrai projet relevant d’une vraie demande, ou nécessité, pour toucher une participation et non la totalité des besoins.

 

 

Ces propositions devraient permettre aux familles de retrouver la confiance dans l'école car il faut que les enseignants voient leur autorité restaurée et reconnue dans un but daction chaleureuse vis à vis des enfants et des familles.

 

 

 

 

 

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Dernière modification : 25 mai 2006